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L'Édito politique #60 : La nation française, le retour*Théo Moy, chef du service politique

Dès le début de l’année et plusieurs fois durant son cours, la France a été violemment attaquée. Au lendemain des attentats de janvier comme de ceux de novembre, la réaction de la presse étrangère est toujours la même : elle célèbre la France, sa culture, ses valeurs... Après la tragique attaque du Bataclan, les hommages qui nous sont parvenus nous ont particulièrement touchés. Certes, l’Occident tout entier s’est senti visé, Ezzio Maurro, journaliste à Rome, dira d’ailleurs que « ce qui a été attaqué, c’est notre façon d’être et notre mode de vie ». Mais c’est bien en premier lieu l’exception française à laquelle on a voulu porter atteinte. Le présentateur d’HBO John Oliver fit pleurer plusieurs d’entre nous lorsque dans une très inspirée adresse aux jihadistes il leur souhaita une « good fucking luck » dans leur lutte face au pays de Jean-Paul Sartre, d’Édith Piaf, du bon vin, des Gauloises blondes, de Camus, du camembert, des madeleines, des macarons et de Proust… Dans le cœur de beaucoup de français est réapparue une fierté centenaire, celle qui les poussa à pavoiser les rues des villes et villages de bleu, blanc et rouge.

Il y a quelques semaines encore, qui chantait la marseillaise était taxé de néo-fascisme, qui portait les couleurs françaises de faisant-le-jeu-de-qui-vous-savez. Il est fini ce temps de l’anti-France. Voilà l’ère de renaissance du sentiment français et l’on peut s’en réjouir.

D’abord parce que nos symboles nous étaient spoliés par le Front National depuis trop longtemps. Et aussi parce qu’au temps de la mondialisation et des migrations, on a tendance à oublier ce qui seul peut unir les anciens et jeunes citoyens: nos coutumes, notre culture, nos symboles et nos valeurs. Et nous avons besoin d’être unis, absolument liés par la mémoire des hommes qui ont fait la France et par l’attachement aux commémorations nationales. L’union, en temps de crise, de guerre et de fracture sociale, est le salut de la nation. Souhaitant que la nation de râleurs redevienne nation de citoyens patriotes, nous affirmons haut et fort que le pays des lumières en est toujours une.

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