. Modern-Paper, le plus de l'info: Rétro sport 2015 : Une année riche*Clément Finot

Rétro sport 2015 : Une année riche*Clément Finot

Cette année 2015 a été particulièrement riche au niveau sportif. Du deuxième sacre consécutif de la Nouvelle-Zélande en Coupe du Monde du rugby à l'année incroyable de Novak Djokovic sur les courts de tennis à travers le monde, Modern PaperBlog vous propose un focus global sur ce cru 2015 de sport.

Football

Dans la planète surmédiatisée du ballon rond, le fait marquant de cette saison n'est pas forcément le troisième sacre consécutif du PSG en Ligue 1 mais plutôt la victoire du FC Barcelone en Ligue des Champions. La bande de Luis Enrique a réalisé un exercice presque parfait en remportant le championnat, la C1, la coupe du monde des clubs. En Ligue des Champions, les Blaugranas ont excellé dans les moments importants. Manchester City, Paris, Munich et la Juventus Turin ont successivement subi la loi des catalans. 6 victoires en 7 matchs lors des phases finales, c'est un parcours digne d'un beau vainqueur. La MSN n'a laissé aucun moment de répit aux défenses adverses. Se dire que si Neymar n'est pas au top, il y a Suarez et que s'il n'y a pas non plus Suarez, il y a Messi, un des plus grands joueurs de football toutes époques confondues, ça fait perdre la tête. L'équipe du XXIe siècle a affirmé, en 2015, l'hégémonie exercée depuis le passage au second millénaire.

Crédit image : Miguel Ruiz/FCB

Rugby

Pour évoquer le rugby, il faut aller sur deux échelles : nationale, internationale. Nationale puisque comment passer à côté du RC Toulon ? Triple vainqueur de suite de la Coupe d'Europe, la formation de gladiateurs, harangués par le chant du « Pilou-pilou » et entraînés par Bernard Laporte, ne peuvent que réussir dans ce cadre. Johnny Wilkinson a joué ses dernières minutes en professionnel l'an dernier, terminant son incroyable carrière par un doublé Coupe-Championnat jamais vu en France. Sur un cadre international, la Coupe du Monde de rugby a rassemblé les vingt meilleures équipes nationales. Les différences de niveau sont toujours aussi abyssales mais elles se réduisent d'année en année. Exemple révélateur avec le Japon, qui a battu dans les derniers instants l'Afrique du Sud (32-34), troisième au classement IRB. Malheureusement, les Nippons n'ont pas pu passer en quart de finale, à cause d'un point-average en leur défaveur. Si le rugby s'internationalise et que la super puissance des nations du sud reste, néanmoins, bien présente, la Nouvelle-Zélande se détache une fois de plus dans cette compétition et a remporté la coupe dorée après sa victoire, en finale, contre l'Australie (34-17). Après un match haletant, finale la plus prolifique de l'histoire. Bien plus que celle du dernier exercice, en 2011, où cette même Nouvelle-Zélande avait battu la France sur le score étriqué de 8-7. La France, d'ailleurs, a clos un fiasco long de quatre ans en Angleterre. A la limite du potable en poule, la compagnie de Saint André n'a pas entrevu, l'espace d'un instant, le miracle se produire en quarts. Ils ont été balayés par la fougère black (62-13).

Basket

Soyons chauvins, commençons cet aparté sur le basket par quelques mots sur l'Eurobasket, disputé sur nos terres en Septembre dernier. Si les joueurs de Vincent Collet n'ont pas remporté un titre qui leur était promis, c'est de la faute d'un bonhomme, et un grand : Pau Gasol. Confronté à Rudy Gobert en demi-finale, l'ailier fort des Bulls de Chicago a tout mangé sur son passage. Ne laissant qu'une miette à son homologue français. 40 points, en 37 minutes, en compilant un terrifiant 16/18 aux lancers francs (88%) et onze rebonds. Omniprésent, il a permis à l'Espagne de gagner l'Euro et ainsi de venger son pays face à une France qui avait battu cette même Espagne, il y a deux ans, sur leurs terres. Un partout, la balle au centre.

En NBA, le titre est revenu aux Golden State Warriors. Une équipe équilibrée, intelligente, avec des jeunes prometteurs qui ont explosé (Curry en tête de liste, Klay Thompson, Draymond Green ou Harrison Barnes), bien entourés par des joueurs d'expérience (David Lee la saison dernière, Bogut, Barbosa, Livingston). La mayonnaise a pris de suite, avec aux manettes le néofit, au poste de coach, Steve Kerr. L'ancien meneur des Bulls (à l'époque de Michael Jordan), bon shooteur, a inculqué à son équipe le danger du tir extérieur. Depuis, c'est devenu la marque de fabrique de la franchise. Difficile de donner tord à Kerr. Le jeu sans intérieur, le « small ball » a permis aux Warriors de venir à bout des Cavs de LeBron James en finales l'été dernier. Depuis, GA tourne comme une machine de guerre. 26 victoires, 1 défaite, contre Milwaukee. Monstrueux.

Volley

Il y a peu de temps en seconde division, aujourd'hui vainqueur de la Ligue Mondiale, l'équipe de France surfe sur une dynamique historique. Après le gain de l'Euro en 2014, la France a affirmé son nouveau statut en posant sa patte sur le toit du monde. Faciles vainqueurs de la Serbie en finale (0-3 ; 19-25, 21-25, 23-25), la bande d'Earvin N'Gapeth marche sur l'eau. Ce dernier est le plus populaire médiatiquement, mais n'oublions pas que le MVP de la compétition est le pointu local, Antonin Rouzier. Mais, avec ce groupe, inutile de parler d'individualités. La victoire est collective. Des Toniutti, Le Roux, Grebennikov, Tillie sont tous aussi importants les uns que les autres. Où vont-ils s'arrêter ? Personne ne le sait, pas même eux.

Boxe

Estimer que la boxe internationale est sur le déclin peut s'entendre, mais des événements majeurs ont eu lieu cette année. Tout d'abord, l'obligation est de parler du coup de tonnerre, Vladimir Klitschko (64 combats, 60 victoires donc 54 avant la limite) a été battu. Le King des lourds a été battu, à la régulière, par Tyson Fury (27 ans, 25 combats/victoires, 18 par K.O.). L'Anglais a eu raison de l'Ukrainien, selon les juges : 115-112, 115-112, 116-111. Invaincu depuis onze ans, Docteur Still Hammer a réclamé une revanche, qui pour lui « ne fait aucun doute ».

Crédit image : HBO

Ce qui ne fait aussi aucun doute, c'est la déception autour du duel Mayweather-Pacquiao. Nous étions nombreux à nous lever à 5h du matin pour regarder le proclamé combat du siècle. Au final, il ne s'est pas passé grand chose. Le style défensif/contreur de l'Américain provocateur a été plus performant que le style offensif/puncheur du Philippin. Le pay-per-view a néanmoins permis à Mayweather d'empocher une somme démesurée.

Enfin, petit clin d’œil à Jérôme le Banner qui a fêté son jubilé par une dernière victoire. Dans la boxe pied/point, il a eu une carrière semée d'embûches mais cependant de haute volée. A 42 ans, il raccroche les gants et mérite les applaudissements.

Tennis

La Grande-Bretagne, menée par la seule main d'Andy Murray, a remporté sa première Coupe Davis depuis 1936. Mais la majorité de l'actualité tennistique en 2015 se porte sur Novak Djokovic. Son palmarès cette saison suffit à lui-seul pour expliquer sa domination sans partage.

Bilan : 83 victoires pour 6 défaites
Titres : 11 (Open d'Australie, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Rome, Wimbledon, US Open, Pékin, Shanghaï, BNP Paribas Masters, Masters (Londres))
Finales : 4 (Dubaï, Roland Garros, Open du Canada, Cincinnati)

Le seul bémol est sa défaite en finale à Paris, sur le court Philippe Chatrier, contre Stan Wawrinka. S'il avait remporté ce duel, il aurait fait le Grand Chelem et serait rentré un peu plus dans la cour des très grands de ce sport. Malheureusement pour lui, le bras droit en titane de Stan l'a submergé. La partie récitée par le Suisse a été un véritable récital. Djokovic, capable de gagner tous les points importants à l'accoutumée, n'a rien pu faire ce jour-là.

Il est aussi possible d'évoquer la formidable ascension de Jordan Spieth en golf, de parler du sacre de Lewis Hamilton en Formule 1, des victoires de Florent Manaudou en natation, de l’énième victoire de Teddy Riner en judo ou de l'incroyable duel entre Usain Bolt et Justin Gatlin sur la distance reine du 100m. Que cette année a été riche en émotions, en souvenirs et en grands événements. Néanmoins, profitons de ces lignes pour rendre, une nouvelle fois, un hommage aux trois grands sportifs français partis beaucoup trop tôt. La championne Camille Muffat, la grande Florence Arthaud ou le volé Alexis Vastine.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire