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Un Jour dans l'Histoire : 13 décembre 1545 - Les débuts de la Contre-Réforme*Nathan Ndi Etienne

Calvin, Luther, Zwingli, des noms qui ont à une époque fortement irrité le Vatican. Alors que la Réforme battait son plein, notamment en Allemagne, et qu’un flux de fidèles de plus en plus important quittait les rangs de l’Église catholique romaine, les dirigeants du culte, à commencer par le pape Paul II Farnèse, vont engager un mouvement de réforme, qui prendra le nom de Contre-Réforme.

La Réforme catholique est donc une véritable réaction à la Réforme protestante. Si de nombreuses clarifications au sein du culte catholique vont permettre de réaffirmer un dogme qui était devenu compliqué et peu accessible au plus grand nombre, loin de ne confirmer que des positions, des nouveautés vont être produites par le Concile de Trente convoqué en 1542.

La Création d'Adam, par Michel-Ange, sur la partie centrale de la voute de Chapelle Sixtine

Un concile est l’assemblée des évêques que le pape réunit, et c’est donc le 13 décembre 1545 que s’ouvre l’un des plus importants synodes de l’Histoire. Sur l’impulsion des Jésuites, les membres de la Compagnie de Jésus créée 5 ans auparavant par Ignace de Loyola, vouant une fidélité absolue au Pape, mais surtout prêchant avec virulence le dogme catholique. C’est cette compagnie, très active, qui va être le moteur et le bras armé de la Contre-Réforme.

Le concile va donc dans un premier temps s’attaquer aux travers du clergé, ceux-là même qui poussèrent de nombreux individus à s’en détourner. Des règles très strictes de conduite seront appliquées, comme l’obligation de porter l’habit ecclésiastique, mais aussi l’âge minimal de la prêtrise qui sera fixé à 27 ans. En effet, il n’était pas rare de voir des évêques ou des prêtres ordonnés avant 15 ans à cause de bonnes grâces. Enfin, la formation des prêtres serait à partir de ce moment beaucoup plus rigoureuse puisqu’assurée par des séminaires.

Le plus grand travail du concile, qui se termina tout de même en 1563 en ayant été dirigé par 5 papes successifs, fut bien sûr le dogme catholique qui souffrait de plusieurs imprécisions. La grâce de Dieu est réaffirmée, au contraire des réformés, l’homme peut gagner la vie éternelle par de bonnes actions. La confession, quant à elle, se fera à partir de ce moment dans un confessionnal, et non en public comme il en était la coutume à cette époque. Elle devient de ce fait beaucoup plus fréquente. Enfin, la transsubstantiation, doctrine selon laquelle durant l’Eucharistie, le pain et le vin se convertissent réellement en Corps et Sang du Christ, est mise en avant. Les réformés ont en effet développé d’autres dogmes à propos de la matière durant l’Eucharistie.

Finalement, c’est bien la Contre-Réforme qui va pouvoir raviver la foi catholique, mais qui va aussi attiser les tensions qui opposaient catholiques et protestants. Il reste cependant de nombreuses traces du Concile de Trente, notamment dans l’art, puisque c’est le renouveau apporté à la religion qui va permettre l’émergence de l’art baroque, avec de grandes figures comme Michel-Ange qui vont travailler à célébrer la grandeur du Dieu catholique en peinture comme en architecture.

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