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Macron 2017, un simple mouvement ?*Rohman Boumlih

Nous ne sommes qu'en 2016 et pourtant la prochaine élection présidentielle est sur toutes les lèvres. Quatorze mois nous séparent de celle-ci et l'état des lieux du Parti Socialiste est catastrophique. Avec seulement 15% d’avis favorables, François Hollande voit l'un de ses ministres accroître son importance dans une course contre la montre qui s'avère passionnante. Emmanuel Macron.

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“L'effet Macron” disent les spécialistes politique. De l'effet peut-être mais une efficacité, sans aucun doute. Le ministre de l'économie et des finances dresse un bilan mitigé où sa loi principale est passée en force grâce à l’article 49-3 décidé par Manuel Valls. Mais sa côte de popularité est au plus haut. Près de 55% des français ont de lui une opinion positive contre seulement 33% pour le Premier Ministre. C'est L'OBS qui lâche la bombe le premier. Emmanuel Macron préparerait dans le plus grand des secrets son mouvement pour 2017. Le magazine précise même qu'il s'agit plutôt "d’une association, un mouvement à mi-chemin du laboratoire d’idées et du parti politique". La mèche est allumée et les instituts de sondage entrent en effervescence. Ils dressent les premiers sondages sur l'élection présidentielle en y intégrant l'actuel ministre de l'économie. Seulement voilà il y a un hic, d'après un sondage IFOP pour Sud Radio, il ne dépasserait même pas la barre des 15% dans le cas où Nicolas Sarkozy se présentait pour Les Républicains. Pire, il arriverait derrière Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti de gauche. Au sein du parti de la rose, le jeune ministre ne fait pas l’unanimité, loin de là, et les relents d’animosité entre Manuel Valls et lui-même continuent d’alimenter la presse.

"Cela fait plusieurs mois que l’on s’organise, mais ça y est, ça va venir vite, ce n’est plus qu’une question de semaine". C’est cette phrase même que lâche L'OBS le 2 mars dernier, créant des remous significatifs dans les petits papiers du Gouvernement. Cette déclaration, qui proviendrait d’un membre de l’entourage du ministre de l’économie offre une nouvelle possibilité pour l’élection présidentielle aux français. Ce mouvement "à mi-chemin du laboratoire d’idées et du parti politique" n’en demeure pas moins aussitôt un acteur majeur sur l’échiquier politique. On voit déjà Macron président en 2017. Mais il y a une petite semaine, l’ancien banquier d’affaire apparaît sur les ondes d’Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabach et éteint l’incendie. Il assure qu’il ne se présentera pas en 2017. Or, Emmanuel Macron n’a à peine 40 et son "laboratoire d’idées" risque sérieusement de compter à l’avenir.

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