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L'Édito politique #77 : "En marche" vers la désunion nationale*Théo Moy, chef du service politique

La semaine dernière, le ministre de l'économie Emmanuel Macron, plus connu pour son passé banquier et sa beauté d'Apollon que pour ses succès politiques, annonçait la création de son propre mouvement politique. Dimanche soir, le benjamin du gouvernement revendiquait non sans fierté les 13 000 adhérents d'En Marche. 13 000 soit 0,02% de la population française. Ils sont nombreux ces dernières années, les mouvements politiques, action thank et autres associations de bons citoyens qui se réunissent pour "faire bouger les lignes", et même "restaurer la démocratie".

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En réalité, ces tentatives sont d'un égocentrisme anti-altruiste qui défie toute démocratie. Car lorsque quelques milliers de jeunes casseurs et bobos se retrouvent sur des places pour prendre des décisions ubuesques, une main sur le coeur et l'autre sur le flic, le reste de la France trime. Une majorité des Français ne peut pas participer à ces assemblées citoyennes de nuit car à 6h chaque matin, elle se lève pour travailler. Cette France là, non intellectuelle, ne prend aucune part à ces organisations nouvelles, à ces micro-partis, ces associations progressistes. Tous ces groupes là, pourtant, n'hésitent jamais avant de se réclamer du peuple voire mieux, du prolétariat.

Ce n'est pas en multipliant les initiatives bobo citoyennes que la France sortira de sa situation de crise multidimensionnelle. Ce n'est pas un petit groupe de privilégiés, quoi qu'ils en disent, qui extraira le pays de la crise. Ce n'est pas le rejet massif, haineux et absolu de tout gouvernement ni de tout politique qui améliorera le sort de l'ensemble des citoyens.

En effet, chaque petit cercle d'action ou de réflexion nouvellement créé est une nouvelle fracture, engendrant de nouveaux pseudo-débats, amenant la polémique et son lot de cacophonie. La fracturation grotesque de la société civile est une désunion pure et simple. Tout cela mène à dire que seule la capacité de tout le peuple à s'engager ensemble dans une nouvelle voie redonnerait à la France une certaine union. Reste à savoir autour de quoi elle peut encore se rassembler, quelle valeur, quel projet, quelle idée demeure assez forte pour créer un commun inébranlable...

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