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Prince est mort, une icône s'est envolée*Louise Bigot

L'année 2016 sera celle du deuil pour la musique. Après le décès de l’icône du rock, David Bowie, en janvier dernier, c'est la mort de Prince, figure de la pop, qui a été annoncée ce jeudi. Prince, artiste américain aussi prolifique qu'inclassable, entre funk, pop, soul et rock, âgé de 57 ans, a été retrouvé mort dans un des studios d'enregistrement de sa villa de Paisley Park, aux environ de Minneapolis aux États-Unis. Retour sur la carrière et les circonstances de la mort de celui qu'on surnommait le « Kid de Minneapolis ».

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Un artiste aussi génial que sulfureux

Depuis l'annonce de son décès jeudi soir, sur le site TMZ, les hommages se succèdent. Que ce soit Barack Obama, Manuel Valls, Mick Jagger ou Madonna, tous soulignent la créativité et la nouveauté qu'il a pu apporter au monde de la musique. Celui qui était à la fois chanteur, compositeur, producteur, musicien a marqué la génération des années 80 avec des albums comme Purple Rain, vendu à 10 millions d'exemplaires aux États-Unis et qui deviendra un film pour lequel il gagnera l'Oscar de la meilleure musique en 1985. Encore plus qu'un musicien et qu'un chanteur, c'est un show man exceptionnel qui pouvait rester sur scène plus de quatre heures puis enchaîner avec des aftershows dans de petites salles. Considéré comme un rival de Michael Jackson, Prince va chercher à se différencier, autant dans sa musique, aux inspirations variées, que dans ses combats. Celui qu'il mènera contre la Warner, sa maison de disque, véritable défi contre l'industrie musicale, reste célèbre. En comparant les contrats musicaux à l'esclavagisme, forcé à abandonner son nom de scène, Prince, qui avait fait sa renommée internationale pour tenter de se libérer du joug de la Warner, le chanteur va également connaître une période de moue dans sa fulgurante carrière, laissant Michael Jackson devenir réellement le « roi de la pop ».

Prince, c'est aussi l’ambiguïté entre l’hyper sexualisation de ses chansons et une foi qui apparaît comme inébranlable. L'album qui le rendra célèbre, Dirty Mind, paru en 1980, est aussi celui qui exprimera le plus ses fantasmes sexuels. Derrière ses costumes et ses poses parfois érotiques exprimant sa volonté de devenir un sexe-symbole, Prince cultive le doute : « suis-je noir ou blanc, hétéro ou gay ? » chante-t-il dans Controversy en 1981. En 2001, Prince rejoint les Témoins de Jéhovah, après avoir été un fidèle assidu des églises méthodistes de Minneapolis. Il ira même jusqu'à faire du porte-à-porte dans les rues de Minneapolis, s'amusant de la surprise des gens, et à supprimer certaines chansons aux paroles trop sexuelles de ses play-lists de concert, au grand damne de nombre de ses fans.

Une mort dans des circonstances incertaines

Après l'émoi mondial provoqué par l'annonce de son décès, les circonstances de sa mort restent incertaines. Jeudi soir, les médias parlaient de l'hospitalisation quelques jours auparavant du chanteur pour soigner une grippe. Il s'avère que Prince a bien été hospitalisé six jours avant son décès mais pour traiter une overdose d'opiacé, survenue quelques heures après un concert donné à Atlanta. Son avion privé a dû atterrir d'urgence à Moline dans l'Illinois où les médecins lui ont fait « une save shot », injection de neutralisation, afin de diminuer les effets de la drogue, selon le site TMZ. Ce même site affirme que Prince a quitté l’hôpital trois heures plus tard contre l'avis du personnel soignant. Les résultats de l'autopsie de Prince, qui a eu lieu vendredi 22 avril, permettront peut-être d'éclaircir les circonstances de son décès. Les analyses toxicologiques pourront toutefois prendre quelques semaines.

« La musique de Prince, parfois méconnue des jeunes générations, continuera d’impressionner et de passionner »

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