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Conflit entre l’Ukraine et la Russie : l’heure du bilan*Lucas Marciot

Attaques terroristes, élections en tous genres, manifestations sociales, ces événements ont été mis sur le devant de la scène médiatique ces derniers temps. Mais que reste-t-il des actes qui ne sont plus sur le devant de la scène tel que le conflit entre la Russie et l’Ukraine ?

Crédit image : AFP/Genya Savilov

Retour sur les faits

Le 21 novembre 2013, Kiev suspend les négociations sur un accord d’association avec l’Union Européenne. Les tractations duraient depuis cinq ans et la signature était prévue pour la semaine suivante. Suite à cela, des manifestations engendrant de nombreux blessés sont organisées mais violemment réprimées en Ukraine et les protestataires réclament la signature immédiate de cet accord. Les habitants sont depuis longtemps divisés entre pro-européens et nationalistes à l’ouest et pro-russes à l’est mais sont de plus en plus agacés par leur président et la corruption de son régime : c’est le déclic. Dans les cortèges, les manifestants scandent « Ianoukovitch (le président. ndlr) dégage ! » ou encore « Nous ne sommes pas l’URSS, nous sommes l’UE ! » Apparaissent donc deux lignes de fractures, le rejet du président et le rejet de l’influence russe. Cependant l’Europe est, comme l’indique Le Figaro, intimidée par cette « grande puissance énergétique » qu’est la Russie et « guère pressée d’accueillir en son sein une Ukraine divisée ». La « mollesse » d’Europe agace quelque peu les États-Unis : dans un enregistrement publié sur YouTube en février 2013, Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe américaine pour l’Europe lâche un « Fuck the EU ».

Quelle situation actuellement ?

Trois ans plus tard, le conflit perdure, certes avec une légère baisse de régime et les accords de Minsk signés en 2014 censés mettre un terme au conflit mais début juin de cette année, l’OTAN appelle la Russie à « retirer ses troupes et équipements militaires » du territoire ukrainien y compris de la Crimée annexée par les Russes le 16 mars 2014, par referendum mais cette annexion n’est pas reconnue par la majeure partie de la communauté internationale. Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’organisation appelle le pays à « cesser de soutenir les militants (rebelles séparatistes) ». Depuis le printemps 2014, ce conflit a causé la mort de 9300 personnes mais Moscou nie être directement impliqué aux côtés des rebelles. Le chef de l’OTAN a souligné que les chefs d’État et de gouvernement des 28 pays membres de l’Alliance montraient leur « soutien ferme à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine » en recevant le président Petro Porochenko lors de leur prochain sommet à Varsovie les 8 et 9 juillet.

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