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Semaine spéciale « Moi Président » : La politique internationale de François Hollande*Marion Sorant

A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, Modern-Paper vous propose de faire un point sur les engagements pris par François Hollande lors de sa campagne. Retour aujourd’hui sur les engagements en matière de politique internationale.

Crédit image : Philippe Wojazer/Pool/AFP

Le quinquennat aura été marqué par de multiples décisions de politique étrangère, alors même que les engagements du président n’avaient pas été très nombreux sur le sujet. Les différents ministres du Quai d’Orsay et le président ont-ils pour autant toujours respecté ces engagements ?

Les engagements tenus

• Le candidat Hollande voulait en finir avec la présence des troupes en Afghanistan dès la fin 2012. Si cette promesse a été tenue, c’est avec plusieurs années de retard, les derniers soldats ayant quitté le pays le 31 décembre 2014.

• François Hollande voulait également mettre en avant la diplomatie française : « Je veux porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde ». L’accord sur le nucléaire iranien semble être un exemple approprié pour illustrer cet engagement. Cependant, son application reste à nuancer, avec le cas syrien par exemple.

• Un des grands engagements portait sur le Poche Orient : Hollande avait promis de soutenir la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien. En 2012, la Palestine a obtenu le statut d’Etat Observateur, et le Parlement Français en a voté la reconnaissance.


Les promesses brisées

Commençons par la réforme de l'ONU, avec élargissement du conseil de sécurité et maintien du siège et du droit de veto de la France : ce sujet n’a pas été vraiment mis sur la table. Certes, les crises actuelles n’offrent pas un climat propice aux réformes. Mais si elle est nécessaire pour conserver un mode de fonctionnement multilatéral, la tache s’avère complexe, les états membres du conseil de sécurité n’étant pas prêts à voir s’affaiblir leur influence.

En outre, la politique environnementale a elle aussi été impactée. Malgré l’organisation réussie de la COP21, la France a échoué à créer une organisation mondiale de l’environnement. A défaut, le pays s’est donc engagé à financer le Fond vert pour le climat de l’ONU à hauteur d’un milliard de dollars en 2014.

En 2012, le candidat avait également promis « une politique ambitieuse » d’aide publique au développement (APD). L’APD a pourtant baissé de 10% en 2013, puis stagné en 2014, pour connaître cette année une baisse de 170 millions d’euros.

Enfin, le président s’était engagé à participer chaque année à la commémoration du génocide arménien. Force est de constater que cela n’a pas été le cas.

On le voit donc, de nombreuses promesses n’ont pas été tenues. Pour certaines d’entre elles, le bilan est plus compliqué, puisque l’action est en cours. C’est notamment le cas des deux engagements suivants :

- « Le temps de la Françafrique est révolu : il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité ». Certes, les engagements français en Afrique passent maintenant par des réseaux diplomatiques traditionnels, des échanges entre ministres et présidents. Mais beaucoup ont dénoncé le fait que l’Afrique reste le pré-carré de la France, et d’autres ont même qualifié les différentes interventions comme des « ingérences ».

- « Favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine » : on le voit, la situation entre les territoires palestiniens occupés et Israël est explosive, avec notamment le développement de l’Intifada au couteau. La France souhaite réellement s’impliquer dans les négociations de paix, qu’elle souhaite relancer à Paris. C’était sans compter le refus catégorique du premier ministre israelien.

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