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Journées Mondiales de la jeunesse en Pologne : entre joie et douleur*Théo Moy, chef du service politique

Le 31 juillet 2016 se sont achevées les Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie en Pologne. Ce rassemblement initié par Saint Jean Paul II a réuni ces derniers jours autour du pape François plus d'un million sept cent mille jeunes fidèles de multiples nationalités. Pour les Français, qui étaient les plus représentés avec les Italiens et les Polonais, ce temps de fête a été aussi celui du deuil. En effet, à la veille de l'ouverture officielle des JMJ, un prêtre, le père Hamel, a été égorgé par des terroristes islamistes alors qu'il célébrait la messe près de Rouen. Dans le groupe du diocèse de Lyon, nous étions dans un temps de louange au centre de Cracovie lorsque l'on apprit que cette attaque avait eu lieu. Il a ensuite été difficile de composer avec tristesse, peur et malgré tout joie partagée. Finalement, en prenant part à une veillée de prière ou en suivant le jeûne du vendredi auquel avaient appelé les évêques de France, chacun put, au mieux, accueillir cette nouvelle. Et le Pape avait un message à transmettre aux jeunes de France et du monde, pour faire face intérieurement à ces attaques horribles.



Dans une halte imprévue dans une église de Cracovie, François a adressé ainsi cette prière à Dieu : "Touche les cœurs des terroristes afin qu’ils puissent reconnaître le mal de leurs actions et puissent se tourner vers le chemin de la bonté et de la paix, du respect de la vie et de la dignité de chaque être humain, indépendamment de la religion, de l’origine, de la richesse ou de la pauvreté…". La souverain pontife, par ces mots, donnait une clef aux jeunes catholiques meurtris à différentes échelles par le terrorisme, Syriens comme Français. Plutôt que de s'embarquer dans une spirale de haine vengeresse, il leur propose de répondre à la douleur causée par le martyr du père Hamel et des tous les autres par la prière pour les bourreaux. Seul remède selon lui pour bâtir cette civilisation de l'amour que l'Eglise appelle à bâtir en promouvant dialogue et oecuménisme.

Théo Moy, à Cracovie en Pologne. 

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