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We Are Match répond aux questions de Modern-Paper*Chloé Marriault

Après un premier EP et un sacre comme prix du jury des inRocKs lab, We Are Match sort un premier album, Shores, il y a tout juste un an. Pop légère, inspiration venue des jeux vidéos et de l’art, passion commune et osmose entre les membres : le cocktail est réussi. Après une grosse tournée en France et à l’étranger, Aurélien, Paco, Simon, Gwen et Jim ont un peu de temps pour se remettre de cette aventure intense. Paco a répondu aux questions de Modern-Paper.

Crédit image : Pierre Cattoni

Comment avez­-vous réalisé ce premier album, ​Shores ?

En autarcie. On s’est enfermés tous les 5 dans une maison en forêt, loin de l’agitation de Paris. On y a ramené tous les instruments qu’on possédait, des vieux Casiotone, des Yamaha cheapos qu’on a chopés par­-ci par­-là, les cuivres de Simon, le piano de la sœur de Jim… Et on s’est mis au travail. Ça a été un sacré chantier. On est toujours persuadés que c’était ce qu’on devait faire à ce moment là. Comme si un grand bonhomme magique transparent nous montrait le chemin.

Toujours collectionneurs d'instruments en tout genre, donc ?

Toujours. Mais on essaye d’économiser un peu en ce moment pour s’acheter de plus gros jou-jous. Ça lorgne dur sur le Prophet 6.

A quoi ça ressemble, chez vous, la vie en communauté ?

On est devenus un peu fou-fous dans cette maison, c’était un sacré zoo. On passait beaucoup de temps à discuter de ce qu’on voulait faire. Et on jouait à Mario Football aussi. C’était très important, Mario Football.



Le visuel de votre album a été réalisé par le graphiste et artiste croate Patakk. Le précédent visuel du groupe : des chats fantômes. Sur vos anciennes photos, les membres de WAM avaient des têtes de chat. Est­-ce parce que vous souhaitiez ne pas vous mettre en avant ?

Oui. On a mis du temps à accepter le fait qu’il fallait qu’on se montre pour pouvoir diffuser notre musique. Ça paraît logique, on est plus dans le son que dans l’image, mais les gens avaient l’air de tenir à voir nos tronches. Maintenant ça va, on s’y est habitués, c’est cool.

Vous avez été élu coup de cœur du jury des Inrocks Lab avec votre premier EP en 2013, Relizane. Est­-ce à partir de là que les choses sérieuses ont vraiment commencé ?

Oui et non. Avoir pu sortir cet EP avait marqué une sacrée étape pour nous. Les Inrocks Lab, ça a surtout fait plaisir à nos parents, c’était un peu comme si on avait eu notre bac de notre musique. Ça nous a vachement touchés, on ne s’attendait pas forcément à un tel accueil et ça nous a donné envie de continuer.

Le meilleur et le pire souvenir de We are Match ?

Rock en Seine l’année dernière, à la fois meilleur et pire souvenir. On est là pour présenter en avant­-première les morceaux de l’album sous un soleil de plomb. Autant dire grosse pression, on ne fait pas trop les malins. En plein milieu d’un morceau, le courant se coupe à cause de la chaleur. C’est la première fois que ça nous arrive, surtout devant 5000 personnes. Et là, sorti de nulle part, Jim ne se débine pas et entame un solo de batterie de la mort. Les gens se mettent à l’encourager, ça finit à gueuler dans tous les sens. Le courant repart et on vient de gagner le concert.

Vous jouez actuellement dans toute la France. Quelle est la date de votre tournée que vous attendiez avec le plus d'impatience ?

Un festival tenu secret au Portugal, sur une île. On adore les îles. Et les secrets.

Vous êtes passés cet été sur scène en Belgique, en Suisse, aux Pays­-Bas et en Hongrie. Dans quel pays rêveriez­-vous de jouer ?

L’Islande, ça doit être quelque chose. Sinon, on rêve de monter un jour sur scène à Coachella. C’est bien de rêver, ça fait se lever le matin. Même si on a récemment appris que t’avais pas le droit de boire devant les concerts là­-bas. Et ça, c’est vraiment abusé.

Qu'est­-ce qui serait la plus grande consécration, pour vous ?

Du coup, on aimerait bien que les gens aient exceptionnellement le droit de boire à notre concert à Coachella. 

Que faites­-vous ensemble, en dehors de la musique ?

On boit des demis qui se transforment en 4 pintes de picon, on fait des blagues… Et Mario Football aussi. C’est très important, Mario Football.

Votre playlist de l'été ?

Jai Paul, Toni Braxton, Mura Masa (Lovesick Fuck), Fatima Yamaha (What’s A Girl To Do) et le dernier Radiohead.


Propos recueillis par Chloé Marriault pour Modern-Paper.

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